Témoignages d'entreprise

Dayna
Donner du sens à sa beauté

Pour choyer nos cheveux, partons pour l'Inde
Gil Grillo et Pascal Tribouiller
Tout a commencé, il y a environ une dizaine d'année, lors d'un voyage en Inde où Gil Grillo et Pascal Tribouillier passaient des vacances.
Pascal, coloriste de formation, dans le métier de la coiffure depuis de nombreuses années s'était, par curiosité, procuré différents produits capillaires pour les tester.

« De retour en France nous avons remarqué que les produits s'utilisaient bien, que des coiffeurs s'y intéressaient et que nous avions même des demandes pour notre prochain voyage en Inde ! » explique Gil.

C'est de cette rencontre avec l'Inde qu'est née l'envie de créer une société proposant des cosmétiques capillaires issus de l'ancienne tradition ayurvédique. Pilier de cette tradition, la médecine ayurvédique, s'appuie entre autres choses, sur les vertus des plantes pour soigner mais cherche également à agir sur les individus pour prévenir les maladies.
« Cette tradition nous a particulièrement intéressée [...] » raconte Gil, « [...] notamment au regard des agressions que subissent notre cuir chevelu et nos cheveux en occident pour se plier à certains critères de beauté. On dit d'ailleurs en Inde, qu'une personne qui est belle est en bonne santé et qu'il faut prendre soin des cheveux comme d'une plante... »
Jolie philosophie qui a mené Gil et Pascal à mettre en place une gamme de produits capillaires, à 100% naturels alliant à la fois beauté et santé.

Le pari n'était cependant pas si simple, les produits fabriqués selon le respect de la tradition ayurvédiques étant destinés à des cheveux orientaux. « Nous avons adapté certaines recettes traditionnelles aux cheveux occidentaux et avons donc essayé de trouver un point de rapprochement entre nos deux cultures ».

C'est ainsi que Gil et Pascal font appel à deux laboratoires différents en Inde, l'un fabrique des produits fidèles aux écritures sacrés et l'autre élabore des créations originelles de Dayna conçues pour s'adapter au mieux à nos délicats cheveux tout en respectant les principes ayurvédiques.
Rien n'est laissé au hasard puisque les cosmétiques sont emballés par une petite entreprise qui utilise des boîtes en papier recyclé et des bouchons en bois issus de forêts en gestion durable.

La dimension humaine et pédagogique du projet Dayna
Pour Dayna pas de label ni de certification qui selon Gil travaillent sur la peur du consommateur. « Au départ nous voulions tisser une relation humaine avec nos partenaires en Inde avant d'entamer une relation commerciale. Nous souhaitions d'abord échanger avec eux, découvrir leur culture et voir comment nous pouvions valoriser certains de leurs savoir-faire dans nos pays ».
Dayna a par la suite créé sa propre charte pour déterminer les relations commerciales entretenues avec ses partenaires, notamment après qu'un des gérants ait suivi une formation sur le commerce équitable auprès de Minga. «Nous nous adressons à de petites structures rurales et ne cherchons donc pas les gros volumes, pour que notre production reste à dimension humaine. Nous payons nos commandes à l'avance et respectons les prix qui nous sont proposés par les partenaires ».
Les plantes qui entrent dans la fabrication des produits sont issues de cueillettes sauvages et de cultures respectueuses de l'environnement. « Dès le départ nous avons compris qu'il n'était pas forcement nécessaire d'insister auprès de nos interlocuteurs sur les exigences environnementales auxquelles nous tenions, tout simplement parce que la tradition ayurvédique à laquelle ils sont attachés font qu'ils sont en cohérence avec des idées liées au respect de la nature ».

A l'autre bout de la chaîne, les distributeurs des cosmétiques capillaires de Dayna sont choisis avec soin. « Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche pédagogique avec les clients, ce pour quoi nous cherchons des distributeurs qui sont vraiment sensibles à notre projet et qui sont à même d'en parler ».
L'objectif donc, la création d'un pont entre deux cultures et cela en toute transparence.

Les CIGALES se font belles
C'est lors de la formation sur le commerce équitable que Pascal rencontre une cigalière de la CIGALES La Grosse Pêche de Montreuil. Cette rencontre mènera finalement à la présentation du projet Dayna lors d'une Bourse Aux Projets en 2004.

A l'époque Pascal et Gil au RMI tous les deux, n'envisageaient pas de pouvoir faire appel aux banques. « Il se sont passés des banques » commente d'ailleurs un article du Figaro à leur sujet.
Ce seront trois CIGALES (Concorde, La Grosse Pêches, l'Oseille au Cœur) qui vont s'associer au projet pour un montant de 5 000 euros. Puis : « Tout s'enchaîne de manière simple » précise Gil. Un prêt à la Nef, un prêt ACRE (Aide à la Création d'Entreprise), un prêt de Paris Initiatives Entreprises, et un complément de prêt d'Oséo leur sont accordés.

Les CIGALES sont sorties de l'entreprise, comme convenu, après 5 années, sans plus value mais sans perte non plus. De cette expérience les gérants en retirent une vrai satisfaction : « Présentent au début de notre aventure, les CIGALES nous ont donné l'opportunité de fonctionner. Des personnes qui connaissaient le milieu de l'entreprise ont cru en notre projet et nous donc donné confiance à la possible réalisation de celui-ci. »
Pour l'accompagnement de l'entreprise, les CIGALES ont apparemment su faire part « d'avis stratégiques et avisés » aux gérants et les ont amenés à prendre du recul sur leur activité alors qu'ils avaient parfois « le nez dans le guidon ». Le réseau des cigaliers leur a également été bénéfique.
Après plusieurs années de suivi, Gil souligne que l'accompagnement des cigaliers était moins aisé, la société en pleine évolution ressentait un besoin en compétences plus pointues dans le domaine des cosmétiques capillaires.

Aujourd'hui, Gil et Pascal n'hésitent pas à parler de la belle expérience qu'ils ont eu avec les CIGALES et sont apparemment ravis de chouchouter les cheveux de leurs anciens associés solidaires !

Consultez le site de Dayna ici !

Judith Schneider, permanente à l'AR CIGALES IdF

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