Témoignages de CIGALES

Portrait de cigalière
Aude Bresson, de la CIGALES A Pêches à Montreuil

Bébé au bras, Aude raconte son expérience au sein des CIGALES...

C'est dans l'AMAP Père Lachaise que Aude rencontre Yves Barnoux et, on ne s'en étonnera pas, entend parler des CIGALES pour la première fois. Très vite elle participe à la création d'une CIGALES à Montreuil: A Pêches.Elle en devient tout d'abord la secrétaire. Suite au départ de la gérante vers le sud, Aude sera très prochainement co-gérante

Son intérêt pour les CIGALES est multiple. Avant tout, elle défend les valeurs portées par l'économie sociale et solidaire, et souhaite aider des porteurs de projets souvent esseulés. Par ailleurs, elle aime faire partie d'un réseau, rencontrer de nouvelles personnes aux horizons différents. Toutefois Aude a une autre raison de se sentir particulièrement concernée par l'accompagnement à la création d'entreprise. En effet elle voudrait, avec son ami Jordi, monter son propre projet. Le couple rêve d'ouvrir une maison citoyenne, lieu de rencontres et d'informations sur l'économie sociale et solidaire, où les différents acteurs acteurs (entreprises solidaires, porteurs de projet , financeurs) pourraient se croiser autour d'une verre, d'une animation et de repas simples et biologiques. Leur but est de créer une SCIC afin d'associer plusieurs partenaires. Son expérience au sein des CIGALES lui permet donc d'avoir un premier aperçu du processus.

On comprend mieux pourquoi elle aime tant accompagner les créateurs, dont elle comprend les difficultés. D'une manière générale, les choix d'investissement dans la CIGALES A Pêches, se font sur des « coups de coeur ». Aude explique elle-même que dans sa CIGALES, personne « n'est vraiment doué pour la comptabilité ». Le souci de financer un projet viable est toujours présent, bien sûr, mais l'affectif et l'instinct jouent un grand rôle. Elle est référente pour deux projets, et s'implique le plus possible, dans tous les moments de sa vie : « ce qu'on peut faire pour les aider, c'est choisir un resto cigalé quand on décide de manger dehors... acheter dans un magasin cigalé quand on veut faire un cadeau... donner un coup de main quand il y a besoin, que ce soit tenir un stand ou refaire la peinture... »

Toutefois, elle déplore un manque de communication vers l'extérieur. Selon elle, « c'est encore trop confidentiel ». Et en effet, les difficultés se font ressentir au sein même de sa CIGALES. Encore une fois, la question de la disponibilité des gens refait surface. Elle s'en rend compte : beaucoup son rebutés par un engagement considéré trop lourd et abandonne l'idée. Quant à elle, elle ne souhaiterait qu'une chose : s'investir d'avantage.
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