Témoignages de CIGALES

Portrait de cigalier
Alain Kressmann, gérant de la CIGALES Duroc

L'entrée dans le monde des CIGALES

Alain Kressmann n'est pas nouveau dans le monde des CIGALES. à la fin des années 90, il participe à des cercles de réflexion politique. à cette occasion il rencontre de nombreuses personnes impliquées dans la finance solidaire, et notamment Dominique Carliez, actuel cigalier et président d'honneur du conseil de surveillance de Garrigue.

Très vite, Alain s'intéresse de plus près au mouvement. Il entrevoit dans celui-ci une autre manière de faire de l'économie, répondant alors au malaise persistant qu'il éprouve par rapport au « business conventionnel ». « Exerçant ses responsabilités dans des conditions et pour des objectifs générant pas mal de frustrations », il trouve dans les CIGALES un moyen d'équilibrer sa vie.

De Alma à Duroc..

L'aventure commence alors : avec Dominique Carliez et d'autres amis, ils créent en 1997 la CIGALES Alma, en référence à la position géographique de chacun. Suivent ensuite Concorde et Duroc. Cette dernière est toujours active: elle regroupe 20 personnes dans une parité parfaite et ses membres se réunissent une fois par mois. Alain en est le gérant. Il est donc chargé de préparer et d'animer les réunions de sa CIGALES et d'en rédiger les comptes rendus. Il participe aux bourses aux projets ainsi qu'à des manifestations diverses et variées. Cependant, Alain prend plaisir à déléguer, car la fonction peut se révéler lourde à porter.

Une expérience jugée positive, sans pour autant nier les difficultés

En effet, tout n'est pas rose dans le monde des CIGALES. Le principe d'éducation populaire qui caractérise les CIGALES est à double tranchant : en s'intéressant à des domaines avec lesquels ils ne sont pas forcément familiers, les cigaliers apprennent beaucoup. Mais cela peut aussi leur prendre beaucoup de temps, car au début, l'efficacité n'est pas forcément au rendez-vous.  Par ailleurs, cette synergie d’apprentissages ne peut fonctionner qu’avec un bon niveau d’assiduité et d’implication, ce qui, selon Alain, est loin d’être la règle. L'accompagnement fourni aux créateurs d'entreprises peut alors en pâtir. Il déplore aussi les difficultés de coordination entre les différentes CIGALES, tant dans l’approche d’un projet que lorsque celles-ci cofinancent une même entreprise.

Toutefois, Alain ne regrette rien, bien au contraire. Les difficultés existent, mais elles sont largement détrônées par les points positifs. Comme il le dit, « il n'y a pas beaucoup d'activités qui rapprochent argent et bénévolat. C'est assez atypique, original. », et ce sont surtout « des valeurs et des méthodes d'apprentissage » qu'il n'a pu retrouver « nulle part ailleurs ». Il n'est pas prêt  d'abandonner, et souhaite participer à la fondation d’une autre CIGALES après le passage en gestion de Duroc fin 2012.
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