On vous présente la nouvelle équipe CIGALES !

Vous le saviez, vous ne le souhaitiez sûrement pas, mais ça a fini par se produire. Bérangère et Aïta s'en sont allées vers d'autres aventures. Les aux-revoirs se sont multipliés, rappelant ainsi que ce n'était qu'un au-revoir. Depuis, un nouveau duo s'affaire: Mélissa et Pauline. Nous avons le plaisir de vous les présenter !  Découvrez Pauline, nouvelle coordinatrice régionale des CIGALES Île-de-France

Pauline reprend la gestion courante et quotidienne de l’association régionale, le tout dans une perspective de développement pour avoir encore plus de clubs CIGALES et de porteur.euses de projets cigalé.es.

Pauline, en quelques mots, peux-tu nous décrire ton parcours ?

Travaillant depuis plus de 10 ans, j'ai exploré des horizons variés, portés par une même dynamique : celle de projets collectifs à vocation sociale et solidaire. De la coordination d’équipe et de secteur de vente en coopérative de produits biologiques, à l’animation d’un réseau associatif en ONG de défense des droits de l’homme, en passant par l’accompagnement juridique de demandeurs d’asile, cette diversité m’a familiarisée avec différentes formes d’organisation et modes de financement (société coopérative vivant de la vente de ses produits, association agissant en délégation de service public subventionnée en conséquence, association entièrement indépendante financièrement). Or ces deux composantes influent sur la mise en œuvre d’un projet collectif, qu’il soit associatif ou coopératif. Ces enjeux, après les avoir expérimentés par la pratique, j’ai voulu les étudier. 

Ainsi et parallèlement à mon engagement professionnel, je suis en reprise d’études au Conservatoire des Arts et Métiers (CNAM) depuis près de 4 ans. Après une licence en coordination de projets collectifs d’insertion, j’ai choisi d’intégrer le master en Économie Sociale et Solidaire, sous la direction de Jean-Louis Laville. Cela m’apporte un temps trop souvent mis de côté dans la vie active : celui du recul et de la réflexion sur sa propre pratique, tout en offrant un renouvellement de son bagage théorique et pratique. Ce va-et-vient entre le monde professionnel et universitaire est fécond pour toutes les parties, je le constate au quotidien depuis 2017 !

Il est intéressant de souligner ici une expérience antérieure en tant que chargée de la vie associative à l’ACAT, ONG de défense des droits de l’homme. J’y ai animé un réseau de 7500 membres répartis sur l’ensemble de la France. Travailler avec et pour des bénévoles acquis à leur cause a été mon quotidien. La posture professionnelle induite, celle de soutenir un projet associatif par le biais de ses bénévoles, est d’autant plus intéressante qu’elle est porteuse de sens. Aujourd’hui, rejoindre les CIGALES d’Île-de-France en tant que coordinatrice régionale, c’est poursuivre ce chemin de conviction : soutenir la dynamique associative et citoyenne, deux éléments essentiels de la vitalité démocratique d’une société.

Pourquoi as-tu voulu rejoindre les CIGALES d’Île-de-France ?

Adhérer aux valeurs des CIGALES me paraît un préalable pour y travailler. Or quoi de plus enthousiasmant qu’un projet qui redonne au citoyen et à son argent un pouvoir - collectif - trop souvent oublié ? En ces temps de crise sanitaire, l’importance d’une économie relocalisée s’est faite d’autant plus criante. Il est urgent d’agir. Et voilà que les CIGALES agissent…depuis une trentaine d’années ! Apporter mes compétences et ma motivation, mais aussi du temps dédié de mes études par le biais de travaux de recherche, le tout dans une optique de développement des CIGALES, est une perspective des plus intéressantes et stimulantes.

Quelles sont tes premières impressions ?

La particularité de cette prise de poste est qu’elle est double. L’équipe s’est renouvelée dans son intégralité, laissant à Bérangère et Aïta la perspective d’envols vers d’autres horizons. 

L’accueil qui m’a, qui nous a été réservé à Mélissa et moi, aussi bien par l’équipe sortante que par le bureau et le conseil d’administration a été chaleureux. Aïta et Bérangère ont organisé une passation fournie et sur mesure pour favoriser une intégration rapide au sein d’une association qui fourmille d’activités comme de Cigales. L’héritage qu’elles laissent toutes les deux est de taille. L’aventure continue, tel un pont entre le sillage de Bérangère et Aïta et la perspective de nouveaux projets, nouveaux clubs, nouvelles idées. Une page pas tout à fait blanche à écrire ensemble.